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  • Stéphanie

Et si la santé mentale de vos collaborateurs devenait une priorité ?

Mis à jour : mars 17

« Je ne dors pas bien », « je ne suis plus motivé», « j’ai des idées noires », etc


Même si les étudiants semblent aujourd’hui les plus touchés par les conséquences de la crise sanitaire que nous vivons depuis 1 an, de nombreux dirigeants, managers et collaborateurs voient leur santé mentale se dégrader depuis quelques mois. Confinement, couvre-feu, manque de liens réels et de sas de décompression, ambiance anxiogène, incertitude quant à l’avenir…notre santé mentale est mise à rude épreuve.

Si la crise sanitaire a des impacts préoccupants sur la santé mentale de nombreuses personnes, elle a aussi un effet plus bénéfique : un début de prise de conscience de son importance. Depuis le début de la crise, l’action des entreprises s’est en effet beaucoup concentrée sur la santé physique des professionnels mais assez peu sur leur santé mentale alors que...

Composante essentielle de la définition de la santé donnée par l’OMS, la santé mentale permet aux individus de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et de contribuer à la vie de leur communauté.

En résumé, un collaborateur ayant une bonne santé mentale sera en capacité de maîtriser ses émotions, d’avoir un bon fonctionnement cognitif et des interactions positives avec les personnes de son entourage.


Alors que faire pour préserver la santé mentale dans votre entreprise ?


- Prendre le temps de poser la question ‘est ce que ça va?’ aux membres de son équipe et surtout écouter et décoder leurs réponses. Il n’y a rien de plus frustrant pour une personne que de voir son N+1 tourner les talons après lui avoir répondu ‘ça va’ avec un timbre de voix qui disait tout le contraire.

- S'intéresser à leurs besoins et essayer de faire du sur-mesure en fonction de la situation professionnelle et personnelle de chacun.e. Les besoins ne sont pas les mêmes selon que les personnes sont sur site ou 100% en télétravail, si elles vivent seules ou non, si elles ont été touchées de près ou de loin par la COVID.

- Libérer la parole sous forme d’entretiens individuels, de séances de coaching ou d’ateliers collectifs. Quand il est possible de réunir des petits groupes dans un cadre sécurisé (tant sur le plan sanitaire que psychologique), les bienfaits des échanges s’en font ressentir individuellement et collectivement.

- Prendre conscience que la santé mentale est aussi importante que la santé physique et que tout trouble mérite qu’on s’y attarde. Les collaborateurs qui restent seuls face à leurs troubles voient ces derniers s’aggraver avec plus de difficultés pour y faire face ensuite.


Avec un mois de recul sur la formation de Premiers Secours en Santé Mentale (Mental Health First Aid est un programme australien conçu en 2000 et développé dans de nombreux pays), que j’ai suivie avec l’INFIPP, il m’est aujourd’hui plus facile de détecter les troubles psychiques (anxiété, dépression etc) et le mal-être des professionnels, de les aborder avec eux et de leur faire prendre conscience des bienfaits à consulter un spécialiste si besoin.


La célèbre citation de Goethe selon laquelle «parler est un besoin, écouter est un art » semble en effet plus que jamais d’actualité.


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